Avoir un bébé

Le coup du cheesecake

Ecrit par Cath

Il y a deux type de personnes sur cette terre, celles qui aiment le cheesecake, et celles qui n’aiment pas le cheesecake. Perso, je suis dans la seconde catégorie mais, tolérante et ayant l’esprit ouvert, j’ai épousé un homme qui aime le cheesecake (j’ai écris 3 fois cheesecake en 2 phrases, ça promet !).

Dans mon monde, il y a le fromage d’un coté, le « cheese » et le gâteau de l’autre, le « cake », et un grand sage a surement dit un jour qu’il ne fallait pas mélanger les deux ! Pourtant, et bien que très ancrée dans mes convictions, un jour, j’ai goûté du cheesecake au thé vert dans un restaurant asiatique. J’en ai volé une cuillère (ou deux peut-être) dans l’assiette d’Amour en cette journée ensoleillée de septembre. Et j’ai adoré ça !

C’était pourtant pas la première fois que j’en goutais, mais là… quelque chose avait changé… Moi. Et oui, j’étais enceinte, et je crois bien avoir eu l’impression de n’avoir jamais gouté meilleur fromage gâteau ! Mais je suis resté sur ces quelques petites cuillères assez frustrantes car Amour protégeait farouchement son assiette, le bougre !

Plusieurs fois, dans les mois qui suivirent, j’ai eu envie de m’arrêter commander juste une part de cheesecake à emporter… mais je n’ai jamais réussi à le faire, trop convaincu que j’étais déjà assez grosse comme ça !

Quelques mois plus tard, nous revenons dans ce resto, 20kg de moins sur la balance et le bébé chez la nounou, c’était l’occasion ou jamais de recommander le fameux gâteaux fromage ! Au milieu du repas je prends conscience que le plat est trop copieux et que je n’aurai jamais la place pour le dessert. J’interpelle donc la serveuse, ou le serveur, je fais pas attention à ce genre de détail, et lui demande de me mettre la moitié de mon plat en doggy bag. C’est marrant comme malgré le fait qu’une loi les oblige à te filer à emporter ce que tu n’as pas réussi à manger, les restaurateurs te font toujours sentir que t’es un gros radin quand tu demandes ça, limite un mendiant…

Bref, je récupère mon doggy bag et attends avec impatience mon dessert. Je remue nerveusement sur ma chaise tellement j’en ai envie, Amour se moque doucement de moi…

Enfin, on me l’apporte, dans une assiette noire en métal en dessous, blanche dans le fond et légèrement abimée pour faire genre on est sur de la récup’ alors que non, moi je sais qu’ils l’ont payer super cher leur assiette en ferraille ! Oui je sais, autant je suis incapable de vous dire si c’était un serveur ou une serveuse, autant je me rappelle vachement bien de l’assiette… les mystères de mon cerveau que voulez-vous ?!

Bref, je tiens le saint Graal, j’en prends une cuillère, l’apporte à mes lèvres, ferme presque les yeux pour mieux savourer… enfin vous voyez le truc. Et là… j’aime pas le cheesecake !

J’ai retenté l’expérience sur plusieurs bouchées histoire d’être sure… mais il n’y a rien à faire, je n’aime le cheesecake qu’enceinte. C’est pas étonnant vous me direz, ça m’a fait l’inverse avec les saints-jacques (à lire dans l’article sur notre séjour à Ouessant).

Alors, et vous ? Pro-cheesecake ou anti-cheesecake ?

A propos de l'auteur

Cath

On dit qu'écrire, c'est mettre à plat le bordel qu'on a dans la tête. Perso, depuis qu'on a quitté Paris pour la Bretagne, du bordel, il y en a dans ma tête !

2 Commentaires

  • Merci Cath de tes articles culinaires…. je partage avec toi ton goût pour ce dessert Américain que j’ai goûté chez des amis de New-York….Réalisé avec du fromage Samos….! J’en ais encore Le mauvais goût dans la bouche. Samos sucré quelques noix, pâteux..à fuir.
    On t’embrasse sans oublier ton mari et surtout Jack… À propos comment tu réussis une bonne mayonnaise ?

  • Et moi je n’ai jamais goûté, mais rien que le mélange…cela ne m’inspire pas beaucoup…un bon camembert, ou un fromage d’Auvergne, une baguette fraîche…ahhhh ces Français !!!!

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