Bretagne

Week-end sur l’île de Ouessant

Après un week-end sur l’île de Bréhat en 2015, nous avons fêter notre anniversaire de mariage sur l’île de Ouessant en 2016. C’était au tour d’Amour d’organiser le séjour et il a choisie de passer 3 jours sur l’île française la plus avancée dans l’océan atlantique. Ouessant est donc une île Bretonne, Finistérienne pour être précise, de 15km² environ et demeure relativement sauvage de part son climat peu clément. Ça s’annonçait bien !

Contrairement à Bréhat, Ouessant est moins mignonne, plus indomptée, c’est dans son histoire que l’on trouve de nombreux naufrages dues à ses dangereux récifs. D’où la quantité de phare sur l’île, 5 phares au total, ce qui lui vaut le surnom d’île sentinelle.

Ce que j’ai aimé à Ouessant

Notre location, avec vue sur la mer, chez Odile Le Guen, parce que c’est quand même chouette de se prendre ce genre de vue dans les mirettes au réveil… Vue depuis la location d'Odyle Le Guen à Ouessant

L’histoire de la corne de brume au nord de l’île. Le mauvais climat de l’île la masque parfaitement en cas de gros temps, et vers 1866 il a été construit une bâtisse devant accueillir un système de corne de brume à soufflet, actionnée par une roue entrainée par des chevaux. Deux problèmes se posèrent alors, le premier c’est qu’en cas de brume il était très compliqué de retrouver les chevaux… et le second, qui en soit n’est qu’une broutille, la roue n’a jamais pu être installée dans le bâtiment car trop large pour passer par les ouvertures prévues ! Bravo l’architecte….

La visite du phare du Stiff avec une guide très sympa qui nous a donné plein de petites anecdotes sur le phare et l’île en elle même.

La rencontre avec un habitant, qui nous a expliqué que c’était dans la culture de Ouessant que de récupérer le butin se trouvant sur les navires échoués à l’époque, et ce, même si le roi l’interdisait formellement. C’est ainsi que les îliens avaient les matériaux nécessaires à la construction de leurs maison. Je vous invite d’ailleurs à bien observer les pièces de charpente qui parfois sont couvertes de trace de coquillage, car oui, c’est encore un des éléments de la coque d’un bateau.

Les moutons en liberté dans les rues, ça m’a vivement rappelé l’Irlande !

Le loueur de vélo, une sorte de titi d’Ouessant. Un type très sympathique qui m’a regardé de travers quand j’ai demandé des antivols pour les vélos. « Qui voulez-vous qui me vole mes vélos sur l’île ? » m’a t-il dit. Et pour aller où d’ailleurs ? Quand nous avons rendu les bolides, il nous a gentiment fait essayer un tandem hollandais flambant neuf, et, pour « faire plaisir aux femmes » il nous a aussi laisser tester le vélo électrique ! Saint Graal pour remonter la méga côte du port. Je vous passe les blagues sur la taille de mon derrière dans l’hypothèse où je serais conquise par ce bijoux de technologie…

La sensation de bout du monde. Le premier midi, nous avons pris quelques sandwichs, nos vélos, et sommes allés tout à l’ouest de l’île. Là, nous nous sommes posé en regardant l’horizon et devant nous, rien, juste l’océan, et après l’océan, le continent Américain. Ca fait un drôle d’effet d’être au milieu de l’eau comme ça, le vent nous cinglant le visage. Bien à l’abri de quelques rochers et sous nos écharpes nous avons fait un somme, le genre de sieste qu’on n’a pas tous les jours l’occasion de faire.

On a vue des phoques ! De loin… mais on a quand même vue des phoques et ça c’est cool !

Ce que je n’ai pas aimé à Ouessant

Le musé du phare et de la balise, une fois n’est pas coutume nous avons visité un musée sur l’île (le seul évidement), histoire d’en apprendre un peu plus sur les balises et les phares. Mais si j’ai adoré les histoires au sujet de la construction du phare de Nividic qui dura 24 ans tellement les conditions météorologiques et maritimes nécessaires ont été rarement rassemblées et que la mer n’en finissait pas détruire ce qui était péniblement construit… j’ai été très déçu de toute la partie balise, où je n’ai rien appris par manque de description des expositions.

L’absence de mouton noir. Partout en Bretagne on voit de petits moutons noirs appelés « moutons d’Ouessant », en accostant je m’attendais donc à en voir partout… mais non, depuis un moment déjà, le mouton noir a été remplacé par le mouton blanc traditionnel (bien plus rentable de part sa laine qui peut être teintée…). Mais bon, voir les moutons blancs se balader librement compensait ma frustration….

L’anecdote du voyage

Notre séjour sur Ouessant était un peu particulier car je venais d’apprendre que j’attendais Monsieur J, et n’en étant qu’à 2 mois de grossesse j’étais en plein dans ma phase de fatigue intense. Heureusement, nous avons loué deux petits vélos ce qui m’a permis de profiter pleinement de notre excursion.

Pendant nos voyages nous essayons de manger des sandwichs pour manger n’importe où ou des mets locaux que nous cuisinons dans nos locations le soir. Et un soir nous choisissons un resto un peu chic pour fêter notre anniversaire. Nous avons alors sélectionné l’Ar Piliguet où nous n’avons malheureusement pas pu gouter au homard qu’il faut commander à l’avance. Cependant, amatrice, j’ai choisie les noix de saint-jacques de Ouessant sur la carte, environ 24€ les 6 noix de saint-jacques… Généralement, j’ai tendance à les faire cuire un peu plus que nécessaire, mais, dans ce genre de restaurant, on vous les sert « bleues », tout juste lancées dans la poêle et ressorties. J’aime le poisson crue donc j’ai mangé ma première bouchée avec entrain. Mais là, quelque chose du côté de mon odorat m’a tout de suite gâché le plaisir, enceinte, il semble que mon goût était légèrement modifié. En me forçant bien j’en ai mangé 3 et demis mais impossible de faire plus honneur au plat sans tout renvoyer façon yaourt chaud !

Quand le serveur est venue débarrasser j’étais très gênée car je savais que le produit était vraiment de qualité, alors j’ai réussi à placé que j’avais beaucoup apprécié mais que le bébé un peu moins… Il a souris gentiment.

Bref, j’ai payé 24€ 3 noix de saint-jacques que j’ai mangé avec dégout… et le pire, c’est que j’ai adoré le boudin aux pommes qu’Amour avait choisie. Vive les hormones !

A propos de l'auteur

Cath

On dit qu'écrire, c'est mettre à plat le bordel qu'on a dans la tête. Perso, depuis qu'on a quitté Paris pour la Bretagne, du bordel, il y en a dans ma tête !

1 commentaire

  • Chouette, la suite ! j’ai bien aimé aussi, mais j’ai une légère préférence pour Bréhat… A quand le livre sur les îles bretonnes vues par une « ex-parisienne » ???? je suis sure que cela aurait du succès ! bon, j’attends avec impatience le troisième article…. Groix je crois ??? bravo, l’écrivaine ! biiisouuus

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