Animaux

Mes chèvres : Fin de l’histoire

Ecrit par Cath

Et voilà, bien que j’ai adoré avoir mes biquettes j’ai du m’en séparer. Comme vous le savez peut-être elles étaient parquées sur une île. La rivière bordant cette île n’est pas très large mais, les chèvres n’aimant pas l’eau, cela a suffit à les dissuader d’aller voir ailleurs.

Enfin ça, c’était avant d’adopter notre chien Wifi… Rapidement il a sauté la rivière pour rendre visite aux chèvres qui ont fini par piger que l’eau, ce n’était pas si terrible. Alors après avoir renforcé l’enclos annexe (de nombreuses fois), au péril de ma perceuse même, nous avons du nous rendre à l’évidence, jamais nous ne pourrons clôturer l’île.

Nous avons donc baissé les bras et regardé nos chèvres boulotter mes plantes les unes après les autres. C’est simple, j’ai même laissé plus ou moins la jungle bretonne envahir mes fleurs tellement plus je les mettais en évidence plus elle les mangeaient ! C’est ainsi d’ailleurs que mon vieux rosier a pris une sacré taille de début de saison…

L’idée de passer une annonce pour les expatrier a commencé doucement à germer dans ma tête mais, côté cœur je n’arrivais pas à me décider.

chèvres-nainesParallèlement il faut que je vous dise, ma fleur préférée est la pivoine, c’est une fleur un peu timide qui demande du temps une fois en terre pour s’épanouir en fleur majestueuse. J’ai donc planté des pivoines l’an passé et cette année, à ma grande surprise j’ai vue une foule de petits boutons parés les tiges de mon timide buisson. J’étais tellement contente ! Je voyais déjà les deux couleurs s’entremêler… Jusqu’à ce que… Oui vous l’aurez deviné, jusqu’à ce que les chèvres me les boulotte ! Ces grognasses ont alors signer leur avis d’expulsion !

Ajoutez à cela un soir d’été sur la terrasse où nous avons entendu le bruit d’un quad dans le champ voisin et assisté presque aussitôt l’arrivé des 7 caprins dans leur enclos. J’ai dis à Amour que ça la coïncidence était troublante et qu’il me semblait qu’un agriculteur avait du les rabattre à toute berzingue sur son quad. Quelques minutes plus tard le dit agriculteur se pointait chez nous :

– Bonsoir, c’est à vous les petites chèvres ?
– Ca se pourrait bien….
– Non parce que je me demandais ce qui bouffait mon maïs là, et en général les lapins ne détruisent qu’un ou deux mètres carrés. Là, c’est une vingtaine de mètres carrés qu’elles m’ont mangé !

Bref, le gars a été super compréhensif, mais bon, on va pas se mentir, elles ne se seraient pas arrêtées là.

Le soir même je passais l’annonce et le lendemain à midi 6 chèvres sur 7 étaient vendues. Le commerce des chèvres est hallucinant ! J’avais des appels pendant qu’on m’appelait pour les réserver. Vraiment, ya un fric fou à se faire là dedans…

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Au final toutes mes bestioles à cornes ont trouvé un nouveau foyer en moins d’une semaine, même les boucs ! J’ai fais l’exigeante, aucune d’elle n’est partie pour être seule, que ce soit avec une autre chèvre, des moutons ou un poney, elles sont toutes restées en troupeaux. Les hormones aidant peut-être, j’ai pleuré toute la soirée jusqu’à tomber de sommeil. Depuis on regarde l’île avec un petit pincement au cœur… Mais bon, faut être lucide, nous sommes assez occupés pour ne pas se mettre les voisins à dos pour quelques chèvres à moitié sauvages.

A propos de l'auteur

Cath

On dit qu'écrire, c'est mettre à plat le bordel qu'on a dans la tête. Perso, depuis qu'on a quitté Paris pour la Bretagne, du bordel, il y en a dans ma tête !

1 commentaire

  • Ces histoires de chèvres me rappelle celles de ma grand mère. Marinette et Cendrine elles s’appelaient ! ça ne s’invente pas ! Pour la petite histoire, ma mère les emmenait « au bouc » comme on dit, dans la 4L que je conduisais à l’époque. « l’arrière de la voiture est pratique et y’a de la place » ouais ouais… Le bouc ça pue bien et fort ! je roulais en plein hiver les fenêtres ouvertes pendant une semaine à cause de ce super parfum !! bisous jeune fille

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